Depuis de nombreuses années, le Conseil d’État essaie de nous vendre le projet, maintes fois remanié, de boulevard, non de demi boulevard des Abarois.
Mais il ne veut pas entrer en matière sur une refonte du projet de la Goutte qui permettrait la création d’un quart de boulevard qui satisferait toutes les parties et débloquerait la situation de manière à permettre une accessibilité rapidement construite pour la zone d’activité des Rouettes.
La résolution que les Vert·e·s vous proposent, invite à s’opposer au projet tel que présenté.
Le boulevard des Abarois, quel serpent de mer.
La proposition finale, qui nous a été exposée mercredi passé, laisse beaucoup de points irrésolus et ne tient pas compte de nombreuses contradictions.
Je ne vais pas tout citer maintenant, mais prendre quelques exemples qui sont parlant à mes yeux.
Premièrement, le désaccord avec les objectifs cantonaux de restriction de circulation avec les petites douanes. En effet, le boulevard va certainement augmenter l’afflux de voitures aux villages de Chancy, Soral ou Sézegnin, déplacements qui vont se faire au travers de notre commune.
Deuxièmement, ce projet va ceinturer le quartier de St-Mathieu, et les habitants auront continuellement un flux de véhicules avec leurs nuisances de bruit et de pollution.
Troisièmement, ce projet en cache un autre, celui de faire de Bernex un nouveau pôle d’habitation avec le déclassement dans 10 ou 15 ans des terrains agricoles enclavés entre les deux routes de Chancy et Abarois.
Donc, le vote ici concerne l’avenir de la commune et de la Champagne.
Le choix se pose entre un développement contrôlé par nous et mené de manière sereine ou une expansion de la mobilité et de la construction gérée par le Conseil d’État, avec tous les aléas qui vont, eux aussi, alourdir les dépenses de la commune. Je pense aux écoles, aux dessertes et aux aménagements qui seront nécessaires.
Je vous rappelle que nous sommes élus pour servir les intérêts de la commune et de sa population, pas seulement ceux du Conseil d’État.